(+33) 06 76 55 87 45 olivier.bt@trainingsharp.com

      Guilhem est licencié depuis toujours au club de course d’orientation de l’ADOC à Chenôve (21). Il fait partie de l’équipe de France depuis cinq ans, avec trois championnats d’Europe cadet à son actif. Il y a décroché la médaille d’or en relais deux années de suite (2015 et 2016), et une très belle 8ème place en longue distance (2017).  Junior à présent, c’était sa seconde participation à un championnat du monde cette année. Après une très belle 6ème place en relais l’an dernier, il avait les crocs !

      BILAN RÉSULTATS = Avec deux tops 15, 12ème en longue distance et 14ème en moyenne distance, et une médaille de bronze en relais (avec Quentin Moulet et Guilhem Elias), on peut dire que ses objectifs ont été largement remplis. D’autant plus qu’il a en parallèle réussi PACES à la fac de médecine de Dijon, en se classant 12ème !

      Nous allons décortiquer sa belle année de réussite sportive et universitaire à travers un interview croisé avec des interventions techniques du coach sur sa préparation.

      Bilan en graphique de la préparation aux mondiaux

      Légende de l’image ci-dessus :

      Courbe du haut = condition physique (relation au volume d’entraînement)

      Histogrammes = Accumulation de stress (fraîcheur) – les histos rouges vers le bas indiquent une surcharge de l’entraînement – les histos verts indiquent un bon ratio charge/récupération – les histos jaunes vers le haut indiquent un état de fraîcheur

      Salut Guilhem, pour quelle(s ?) raison as-tu fait appel à TrainingSharp ?

      Salut ! Je savais que je m’engageais dans une année difficile en PACES, et donc que je n’aurais que peu de temps pour m’entrainer. Il me fallait alors optimiser mon entrainement afin de garder un bon niveau (voire progresser) tout en ayant le maximum de temps pour travailler.

      Mon club avec qui je m’entrainais les années précédentes avait des horaires qui ne me convenaient pas toujours, et faisait une planification pour plusieurs athlètes en même temps. Étant rarement disponible, je savais donc que je m’entrainerais tout seul pour plus de liberté sur mes horaires.

      TrainingSharp m’est donc apparu comme la solution idéale pour avoir un entrainement personnalisé et adapté à mes journées chargées.

      NOTE DU COACH :

      L’année s’annonçait challenging avec en ligne de mire le concours de PACES et les sélections aux mondiaux junior de CO. Dès début Septembre, il a fallu mettre en place une stratégie d’entraînement optimisée en prenant en compte son manque de temps à l’entraînement et à la récupération. J’ai rapidement compris les heures d’entraînement qu’il pouvait faire et la charge d’entraînement nécessaire pour le faire progresser.

      Pour commencer, il a réalisé les tests physiques début septembre afin de déterminer les zones d’intensité qu’il allait devoir suivre avec rigueur. (voir image ci-dessus). Ensuite les semaines d’entraînement se sont enchaînées avec assiduité de sa part.

      Décris une journée type en PACES (heures de sommeil, sieste, entrainement, cours, révisions ?)

      La journée commençait à 6 h 35 par le petit-déj, suivi du départ à la fac en tram (45 min de transport en commun que j’optimisais en lisant des fiches). Je rentrais chez moi vers 13 h 15 pour manger puis je me forçais à apprendre encore un cours pour être vraiment fatigué et être sûr de m’endormir rapidement. Cette petite sieste de 20-30 min me permettait d’être à nouveau efficace le reste de l’après-midi. J’apprenais alors les cours du matin, puis vers 17-18 h je prenais une pause en allant m’entrainer.

      Lorsque je faisais des intenses j’y allais avec un ami ce qui me changeait aussi les idées, mais il m’arrivait, surtout pour les footings en Z1, de partir seul avec des cours que je lisais. Certes au niveau pause ce n’était pas le mieux mais au moins ça m’entrainait à la lecture de carte. 😉

      En rentrant je révisais des cours plus anciens jusqu’au repas du soir, puis après manger je faisais plutôt des QCM ou des cours faciles jusqu’à 22 h 30. J’essayais comme ça de garder au moins 7 h de sommeil qui sont pour moi nécessaires pour rester concentré sur les cours et garder un peu de forme pendant les séances.

      NOTE DU COACH :

      Il y avait peu de temps disponible pour l’entraînement. L’objectif était d’arriver à faire 5 entraînements par semaine, soit 4-5h max par semaine pendant PACES.

      De ce fait, pour générer suffisamment d’adaptations physiologiques, les séances étaient en majorité avec un axe intensif (travail au seuil critique / VMA / CO haute vitesse…). Un modèle pyramidal était parfait pour optimiser l’entraînement dans cette situation. Plus de 30% de l’entraînement a été réalisé proche du seuil critique ou au dessus ! Cette intensification de l’entraînement était nécessaire pour espérer atteindre les objectifs.

      Comment s’est passée ta préparation pour les sélections en parallèle aux examens ?

      Ce fut une période difficile, étant donné que les sélections tombaient 5 jours avant les partiels du tronc commun, j’avais deux sources de stress qui m’ont causé pas mal de soucis au niveau du sommeil. Je faisais des grosses insomnies où je m’endormais vers 5 ou 6 h du matin. J’ai alors allongé les siestes pour résoudre ce problème et le best coach me raccourcissait les séances, ce qui m’a finalement permis d’arriver en forme aux sélections.

      Au niveau des cours, nous avions 3 semaines de révisions pour le second semestre, ce qui m’a permis de relâcher un peu le rythme le soir pour essayer de me coucher tôt et de limiter les dégâts des insomnies. Mais à contrario j’ai arrêté la pause de l’après-midi en travaillant mes cours continuellement, même lors des séances.

      Le weekend des sélections j’ai fait de plus longues pauses pour garder de la fraicheur mentale pour les courses, qui se sont finalement bien mieux passées que je ne l’espérais puisque j’ai fait une super perf à la longue distance qui m’a permis de me sélectionner. 😊

      Et pour les mondiaux ?

      En enlevant le concours à préparer, j’avais bien plus de temps. J’ai pu alors améliorer ma récupération en dormant 8 ou 9 h par nuit, et de ce fait augmenter ma charge d’entrainement. J’ai alors fait quelques camps d’entrainement, notamment à Grenoble directement avec le coach. J’ai progressivement senti la forme revenir, jusqu’à la dernière semaine où je ne faisais que répéter des simulations techniques des mondiaux et des séances calmes pour « faire du jus ». C’est donc dans une bonne forme et surtout un mental surmotivé que je suis parti aux mondiaux.

      Quelles ont été les principales difficultés ?

      Les principaux problèmes auxquels j’ai été confrontés étaient le manque de sommeil et la motivation.

      Pour le premier point la solution résidait donc pour moi dans les siestes, la relaxation avant de dormir (comme lire ou regarder des vidéos divertissantes) et surtout les tisanes menthe-réglisse haha.

      Au niveau de la motivation, je me remémorais les compétitions passées pour me donner du courage à l’entrainement, et je faisais des pauses où je voyais des amis ou appelais ma sœur. Mes contacts quotidiens avec le coach me permettaient une sérénité sur ma préparation qui me donnait de la confiance pour l’avenir. Je prenais aussi une soirée par semaine où j’arrêtais de travailler vers 19 h pour faire autre chose et refaire le plein de motivation pour la semaine.

      NOTE DU COACH :

      Le calcul de la charge d’entraînement en combinant le ressenti de l’athlète et la contrainte de la séance est un élément central dans le suivi de l’entraînement à distance. Cela permet de rapidement connaître la charge optimale et tolérable de l’athlète. Pour Guilhem, la charge visée par semaine s’est avérée être entre 1200 et 2000 AU (autour de 1500 AU pour bonne semaine de qualité sans causer trop de fatigue résiduelle).

      J’ai essayé de garder une charge la plus stable possible pendant PACES, et de profiter d’augmenter le volume sur la période de trêve (fin Décembre-début Janvier) et après ses examens (Mai et Juin).

       

      Ta séance préférée ? La pire ?

      Les 7 fois 2’30/2’30 à 19-20 km/h sur la longue ligne droite du plateau de Chenôve à galérer derrière le coach (en vélo 😉). Pire souffrance mais profitable.

      Mes séances préférées étaient les petites séances de CO techniques sur le plateau, où je coupais vraiment avec le travail et partais de façon à avoir le coucher de soleil pendant l’entrainement.

      Une petite conclusion ? 😊

      Merci à Olivier pour m’avoir entrainé toute cette dure année et m’avoir fait un plan adapté à mon travail et ma forme du moment.

      Je n’aurais jamais pensé pouvoir progresser sportivement malgré la médecine, mais c’était sans compter sur OBTrainingsharp 😉.

      Merci aussi à toute ma famille et aux proches de m’avoir supporté pendant cette année où je ne devais pas être toujours très présent ni agréable. Le soutien moral était parfait 😊

      NOTE DU COACH ET CONCLUSION :

      La stratégie mise en place semble avoir été validée. L’aspect crucial était de vraiment faire attention à bien contrôler les charges d’entraînement pour éviter un maximum les pépins (voir graphique ci-dessus).

      Au final, seulement 1 semaine de maladie pendant l’hiver, et aucune blessure notable ! Et vu ses résultats aux mondiaux et à PACES, on peut dire qu’on a réussi un sans faute (enfin, surtout lui 😉 !)

      Encore bravo à lui, un vrai plaisir de coacher un athlète comme ça !

      Mais heureusement, on rempile pour une année de préparation (qui devrait être moins stressante au niveau universitaire) avec un dernier championnat du monde junior pour lui qui promet 🙂

      Stay tuned !

       

      Propos recueillis par Chloé Haberkorn

      Résultats JWOC : https://www.jwoc2019.dk/

      Vous êtes intéressés par du coaching ? Me contacter.

      risus. Donec libero libero nunc felis